On ne l'attendait pas du tout, mais Peter Gabriel va nous refaire en 2026 le coup de i/o, à savoir dévoiler un nouveau titre chaque pleine lune pour aboutir en fin d'année à un album complet, qui s'appellera...o/i (si si). Et pour commencer ce cycle, un "Been undone" audible ici.
mardi 6 janvier 2026
lundi 5 janvier 2026
Chris Rea 1951 - 2025 / Perry Bamonte 1960 - 2025
Les fêtes de fin d'année ont été particulièrement rudes chez les guitaristes anglais.
C'est d'abord Chris Rea qui est décédé le 22 décembre dernier. Sa voix chaude et son jeu de guitare aérien ont fait le bonheur de la bande FM pour deux titres au moins, "Josephine" et "The road to hell (Part 2)", qui passent encore régulièrement sur nos ondes. Et si Chris Rea n'a jamais réussi à signer un album réussi de bout en bout, The Road To Hell mérite clairement qu'on s'y attarde, notamment pour le fantastique "The road to hell (Part 1)" qui ouvre l'album et qui sert d'introduction au fameux single évoqué plus haut. L'enchaînement des deux, audible ici, est de première bourre.
Deux jours plus tard, c'est Perry Bamonte qui a rejoint le paradis des gratteux. Trajectoire très curieuse pour celui qui, au départ, n'était "que" roadie pour les Cure. Suite aux défections de Lol Tolhurst, puis de Roger O'Donnell et de Porl Thompson, il a rejoint le groupe en 1990 sur le single "Never enough" pour ne plus le quitter jusqu'en 2005 suite à la volonté de Robert Smith de resserrer la formation sous la forme d'un quatuor. S'il n'était certainement pas le musicien le plus virtuose de la bande, son apport sur scène était non négligeable, tenant souvent la guitare solo et doublant O'Donnell (revenu entretemps, les fans comprendront!) aux claviers. Il a surtout été à l'origine des mélodies de "Trust" (comme vous pouvez le constater, il jouait sur scène la partie lead de claviers de ce titre) et de "This is a lie" (idem), deux des plus belles ballades des Cure. A la surprise générale, il avait réintégré le groupe pour la dernière tournée 2022-2024, mais les fans (dont votre fidèle serviteur) avaient été marqués, non seulement par sa quasi inutilité musicale (il ne jouait pas grand chose et à un volume ridiculement bas), mais surtout par son physique extrêmement marqué. Certains s'étaient même demandés si Smith ne l'avait pas invité pour une dernière tournée sachant l'issue fatale proche. On ne le saura sans doute jamais mais son décès vient raviver cette hypothèse...