Dans quatre jours, les Louise Attaque dévoileront un nouveau titre, "Sortir de l'ordinaire", et c'est également ce jour-là que seront mises en vente les places pour leur tournée des Zéniths qui se déroulera en mars 2023 comme suit:
Le 16 septembre prochain paraîtra une version deluxe du troisième album de Supergrass - dépourvu de titre mais souvent appelé par les fans The X-Ray Album au vu de la pochette - et un inédit datant de cette époque y sera inclus, le rigolo "Out of the blue" audible ici.
Si la sortie de la réédition de Wish a été repoussée au 25 novembre, le groupe continue malgré tout de mettre en ligne des extraits de cette dernière. C'est cette fois la demo de "Cut", beaucoup moins énervée et beaucoup plus proche dans l'esprit de Disintegration que la version définitive, qui a été mise en ligne et qui est audible ici.
Zack de la Rocha s'étant bien esquinté le genou, pas question pour lui de voyager longtemps, donc annulation de la tournée en qui était prévue. Pas de passage à Rock en Seine donc, et annulation complète de la journée au cours de laquelle ils devaient se produire et qui avait été spécialement rajoutée pour eux.
On ne les arrête définitivement plus, les rockers allemands rajoutent quatre dates françaises au printemps prochain à leur "Rock believer tour", à savoir:
Le 7 octobre prochain paraîtra une réédition déclinée en plein d'options différentes de l'album Wish, avec au choix simplement l'album remasterisé, ou alors accompagné de plein d'inédits/chutes de studio/versions live. Le trailer est à voir ici (avec la description in extenso de toutes les éditions proposées dans la description de la vidéo), et un premier extrait, l'instrumental "Ulyea sound", est d'ores et déjà audible là.
Bonne nouvelle pour les fans donc, mais cela risque de repousser d'autant la sortie du VRAI nouvel album...
Bon, on a arrêté de compter les sorties correspondant aux archives de Neil Young hein, toujours est-il qu'il sortira vendredi un CD/DVD en guise de témoignage de sa tournée européenne de 2019 avec les p'tits jeunes de Promise Of The Real. L'album s'appellera Noise And Flowers et on peut déjà en écouter un extrait, à savoir "Throw your hatred down", ici.
C'est donc en ce jour de fête nationale que Midnight Oil honorait son avant-dernière date de son ultime tournée européenne, trois ans après avoir déjà donné un excellent concert au même endroit.
Deux informations contradictoires circulaient: d'après le canard local, le groupe jouerait de 21h à 22h30, puis feu d'artifice tiré du haut de la colline de Fourvière, puis rappel. D'après le site des Nuits de Fourvière, le groupe allait jouer uniquement de 21h à 22h30, le suspense était donc insoutenable.
Dans tous les cas, à 21h pétantes, les Oils au grand complet investissent la scène. Enfin, au grand complet... Pas vraiment, puisqu'il manque Peter Garrett. Allons bon. Jim Moginie plaque un accord au clavier, tous les musiciens regardent le public...et là, la surprise du chef: Garrett démarre le concert depuis les gradins! Il entonne ainsi toute l'intro de "Rising seas" avant de rejoindre ses acolytes sur scène. Splendide démarrage, et ce d'autant plus qu'ils enchaînent avec "At the time of writing". Bon, d'accord, les deux meilleurs titres du dernier album alignés d'entrée, youki. Le groupe a eu la très bonne idée de s'adjoindre le concours de deux choristes pour cette ultime tournée, et bien leur en a pris car ainsi ils arrivent à recréer toute la subtilité de leurs harmonies vocales. Bref, en un mot comme en cent, c'est du gros panard.
"Truganini" derrière, puis "Put down that weapon". Oui, OK, en fait ils se sont jurés de nous faire un best of grandeur nature ou quoi? Ca déroule, ça swingue, c'est de très très haute volée, dur dur d'imaginer qu'ils vont cesser les tournées après cela. Par contre, on commençait à se dire qu'ils étaient vraiment minutés niveau timing car on les sentait hyper concentrés sur les enchaînements, ça perdait pas de temps du tout!
"Read about it", enfin je l'ai eue au bout de trois concerts! Avec cette fausse fin toujours bluffante... "First nation", où Garrett chante en duo avec une choriste, prend une dimension en live qu'elle ne possède pas en studio. Et pan, derrière, "The dead heart", non mais les gars arrêtez, ça devient pas humain ces enchaînements, on a l'impression de vivre un vrai rêve éveillé.
Puis arriva ensuite THE morceau du concert. "My country" en mode piano/voix, et quelles voix avec celles de Rob Hirst (compositeur du morceau) et des deux choristes. Petite accolade Garrett/Hirst au passage extrêmement émouvante, on sent que les types sont profondément émus de cette dernière tournée et qu'ils en profitent au maximum. C'était vraiment hors du temps.
Après ça, ils auraient pu nous jouer l'intégrale de Christophe Maé que j'aurais trouvé ça génial. Heureusement pour nos oreilles, ils décident plutôt de jouer "US forces" (ah cet enchaînement majeur/mineur sur le refrain) puis la démentielle "Kosciusko" avec Hirst en lead vocal, nous disant avant qu'ils étaient très "emotional" de jouer ce soir. Ben franchement, on voyait que c'était vrai et que c'était pas du flan.
Histoire de battre le bush tant qu'il est chaud, "Redneck wonderland" est balancée derrière, puis c'est "Dreamworld" qui nous est assénée. Mais où s'arrêteront-ils bon sang?
Incroyable mais vrai, ils enchaînent avec "Warakurna". Non mais c'est vraiment un best of grandeur nature, c'est pas possible autrement. "Blue sky mine" ensuite, avec une boulette du roadie qui oublie d'apporter l'harmonica à Garrett, qui nous fait donc l'intro...en mode scat. Mais on sent le groupe hyper soudé musicalement, genre rien ne peut nous arriver. Les obligatoires "Power and the passion" et "Beds are burning" suit, le public est debout, ça défrise correctement.
Ils nous achèvent avec l'enchaînement "King of the mountain" / "Forgotten years", et l'alignement des planètes continue puisque la dernière note à peine jouée, le feu d'artifice démarre. Les voilà donc en train de saluer pendant que les premières salves sont tirées, c'est splendide. Mais on sent malheureusement qu'il n'y aura pas de rappel, et effectivement ils nous auront dépoté 18 titres en 1h30, qui dit mieux? On pouvait en tout cas difficilement rêver plus bel adieu: le groupe est au sommet musicalement, et oui, ils ne pourront qu'aller en déclinant en terme d'énergie, sans parler des soucis de santé - leur bassiste Bones Hillman est décédé il y a deux ans comme ils nous l'ont rappelé. Alors messieurs (dames), un immense merci pour tout, cette soirée restera longtemps gravée dans mes souvenirs - et pas seulement parce que j'y ai ramené le covid!!!
Set-list:
Rising seas / At the time of writing / Truganini / Put down that weapon / Read about it / First nation / The dead heart / My country / US forces / Kosciusko / Redneck wonderland / Dreamworld / Warakurna / Blue sky mine / Power and the passion / Beds are burning / King of the mountain / Forgotten years
Aux Pays-Bas, il n'y a pas que Jacco Gardner, il y a aussi les dénommés Moss, qui viennent de publier leur nouvel album, HX, assez remarquable de qualité et de constance, et qui s'ouvre par cette excellente chanson, audible ici.
C'est ce 8 juillet qu'est sorti l'album "perdu" de Neil Young & Crazy Horse, Toast, dont voici un nouvel extrait, le lent "How ya doin' ?", audible ici.
La BBC continue de mettre en ligne des performances de divers artistes captées lors du dernier festival de Glastonbury. L'occasion de voir que si Neil Tennant a perdu des cheveux, il n'a pas perdu sa voix !
Toujours le bon plan Arte pendant l'été, puisque la chaîne propose notamment à la demande le mythique concert de Simon & Garfunkel à Central Park en 1981, c'est à voir ici.
Finalement, nous y voilà donc. Un an après la date initiale de ce concert (merci le covid), nous voici donc au Groupama Stadium pour fêter dignement les 40 (mais donc plutôt les 41) ans de la bande à Sirkis.
Aux abords du stade, la foule des grands jours. 73000 personnes mine de rien, ça fait du peuple, mais, bon point pour l'organisation, le système des navettes couplé à des employés de la sécurité assurant la circulation au sein des parkings relais est d'une efficacité redoutable. Arrivés dans la fosse, on se retrouve donc non loin de cet écran cylindrique surplombant la scène centrale, et qui fait son petit effet.
A 19h50, Clara 3000 démarre sa prestation, et manque de bol pour elle, c'est aussi le moment que choisit la pluie pour tomber bien correctement. Pas idéal pour chauffer l'ambiance, d'autant plus que le set de cette DJette, sans être mauvais, n'est pas non plus d'une originalité débordante. On va dire que pour une première partie ça allait, mais personne ne l'a franchement retenue quand elle a quitté la scène à 20h30. Petit miracle: entretemps, la pluie s'était arrêtée et elle ne reprendra pas de tout le concert, alors que l'aspect de certains nuages faisait craindre le pire.
20h50: l'écran s'anime, et un clip retraçant les 40 dernières années défile. L'occasion pour à peu près tous les hommes politiques de se faire copieusement huer par le public présent (la palme revenant à Poutine), avec en point d'orgue le drapeau ukrainien s'affichant sur l'écran. Et poum, on enchaîne avec la vision des cinq lascars se tenant près à monter sur scène, avec le thème de "Nos célébrations" défilant derrière. Ovation. Le morceau démarre, le public réagit au quart de tour, et on sent de façon palpable une envie immense partagée par tout le stade d'oublier toutes les mauvaises nouvelles du quotidien (et en ce moment, il y a le choix) pendant 2h30. Côté son, pour un concert en stade et avec une scène centrale, donc à peu près la pire configuration qui soit, hé bien c'est très honorable, en tout cas de là où nous étions. Certes, il y avait de l'écho, certes c'était parfois un peu brouillon, mais globalement ça allait, et les boules quies sont sagement restées dans la poche. A priori, ce n'était malheureusement pas le cas dans les gradins mais honnêtement, en fosse, on pouvait difficilement faire mieux.
"Station 13" et "Marilyn" suivent, bon soit, on est dans le récent qui bastonne, mais soyons honnêtes, le vieux fan attendait autre chose. Et ses attentes vont être comblées au-delà de toute espérance. "Miss Paramount", un classique certes, mais qui fait toujours du bien. Le light-show commence à bastonner sévère, et, ô surprise, Sirkis chante ma foi beaucoup plus juste que d'habitude. Pas d'autotune pourtant (il y a eu quand même quelques dérapages), mais peut-être que le fait d'espacer de plusieurs jours les concerts, et que celui de Lyon ait été filmé pour une future sortie cinéma/DVD, y est peut-être bien pour quelque chose.
"Canary bay", je dis oui oui (ou plutôt "ouh ouh!") car enfin on a droit au morceau en entier, et pas noyé dans un medley à l'orchestration discutable. Et ce pont instrumental avec le light-show qui va avec, c'est que du bonheur.
Sirkis s'empare d'un harmonica en ré, souffle dedans, et "Punishment park" déboule. Là, ça devient franchement intéressant. Voilà qu'ils nous balancent du vieux morceau pas très connu et excellent. Le concept de la scène centrale est en plus bien exploité, à la Metallica, les membres changeant de place régulièrement pour que tout le monde les voit bien à tour de rôle.
Après ça, six morceaux vont s'enchaîner qui ont fait chavirer de bonheur n'importe quel fan normalement constitué. "Les tzars", là aussi enfin en entier et débarrassé d'arrangements technoïdes qui ne lui allaient pas du tout. Puis "Paradize", morceau vraiment taillé pour la scène comme pas permis. "Le baiser", avec une petite citation du "Heroes" de Bowie en intro (cet accent anglais de Sirkis, ouille...), et qui sonne toujours comme un - très bon - inédit de Daho. "Tes yeux noirs", one more time dans une version proche de l'originale, et mettant en lumière cette magnifique mélodie made in Dominique Nicolas. Et puis alors les deux énormes surprises du chef: "7000 danses" et "La chevauchée des champs de blé"! Je n'aurais jamais pensé en 1999, alors que je voyais Indochine pour la première fois en concert dans une salle de 1500 places et que le groupe commençait lentement à remonter la pente en terme de notoriété, que 23 ans plus tard j'allais entendre ces deux morceaux, si ce n'est obscurs, en tout cas vraiment très peu connus, et en plus dans des très bonnes version!? Sidérant!
Après cet enchaînement à peine croyable, il faut bien rebalancer du récent pour appâter les plus jeunes (qui a dit les moins vieux?), donc hop, "Little dolls", le remix - dispensable - de "3ème sexe" avec Christine & The Queens comme invitée, "Alice & June" (toujours aussi laminant en concert ce morceau, c'est dingue) et "Un été français".
Histoire d'achever tout le monde, "3 nuits par semaine" dans une version normale et pas rallongée inutilement pour faire participer la foule à tout prix, le tout avec un light-show déconseillé aux épileptiques. Excellente idée.
Repassage par la case "vieux fan" avec un medley de quatre titres des années 90 ("Des fleurs pour Salinger", "Kissing my song", "Stef II" et "Drugstar") avant l'arrivée de Dimitru Bodianski et Lou Sirkis (fille de Stéphane et donc nièce de Nicola) pour un "Dizzidence politik" valant plus pour le côté clin d'oeil que pour sa qualité musicale intrinsèque. Le groupe reprend un refrain de "Nos célébrations" puis s'en va.
C'est évidemment pour mieux revenir, entouré de la fanfare de la garde républicaine, et de nous enchaîner "J'ai demandé à la lune", "La vie est belle" et "Atomic sky". Alors Dieu sait que "J'ai demandé à la lune", on l'a (beaucoup) trop entendue, mais là, cette version foutait les poils, il faut l'écrire.
"College boy" a aussi droit à son invité, en l'occurrence le chanteur lyrique Philippe Jaroussky. Tout le monde s'en va, puis tout le monde revient pour l'inévitable "Aventurier", avec cette fois la voix de Sirkis qui commence à prendre des vacances. Mais ce n'est pas bien grave, le stade se transforme en karaoké géant, c'est assez dingue.
Le concert se termine sur "Karma girls" et un feu d'artifice à l'issue duquel les 73000 spectateurs ont regagné leurs pénates des images plein les yeux et des notes plein les oreilles. Alors oui, certes, c'est dommage qu'il y ait cette énième bisbille Nicola Sirkis/Dominique Nicolas, car on aurait bien aimé voir le compositeur historique d'Indochine arpenter la scène pour un ou deux morceaux. Mais il n'empêche. 2h40 de concert, tous les grands tubes joués, tous les albums représentés, des pépites peu connues exhumées, un light-show magistral... Difficile de faire mieux pour fêter les 40 ans du groupe! Rendez-vous en le 24 novembre pour voir le concert au cinéma (et la veille dans les salles dotées du dispositif Imax).
Set-list:
Nos célébrations
Station 13
Marilyn
Miss Paramount
Canary bay
Punishment park
Les tzars
Paradize
Le baiser
Tes yeux noirs
7000 danses
La chevauchée des champs de blé
Little dolls
3SEX
Alice & June
Un été français
Trois nuits par semaine
Medley: Des fleurs pour Salinger / Kissing my song / Stef II / Drugstar